STARETZ

Fondé en 2013 sur les cendres des Spurts et des Sad Knights, Staretz est le projet ambitieux d’un trio de vétérans de la vie en Rock. Celle des concerts à outrance, des heures de route, des voyages sans assurance retour.
Au sein du Studio Condorcet, lorsqu’un calendrier chargé en concerts fougueux leur en laisse le temps, Staretz va étoffer son art, élargir sa palette, oser s’affranchir des barrières stylistiques pour ne plus se soucier que de l’essentiel, le feeling. Cette notion désuète, fondation de l’émotion musicale, le lien entre les musiciens et les auditeurs, l’indescriptible frisson.
“From Lead to Gold” est plus qu’un recueil de chansons, ce disque extirpe le meilleur de chacun de ses protagonistes et utilise à plein régime tout ce qu’un studio peut offrir de créatif pour affûter une musique qui cogne au cœur. Serge Fabre a peaufiné des compositions d’une qualité insoupçonnée que Staretz (enfin doté d’un batteur stable, l’excellent Jacques Raffanel) a habillé d’un éclat aux couleurs kaléidoscopiques en étoffant sa formation avec l’apport de Christian Seminor aux percussions, du fulgurant Loïc Laporte au sax, de Félix Jordan du groupe Sabotage aux chœurs et du désormais indissociable Olivier Cussac qui, outre la production, s’exprime à l’orgue Hammond.
Le disque se nourrit de Funk, de Soul, de Rock brut aux accents Garage, d’intenses ballades au romantisme urbain, autant d’ingrédients qui composaient le menu des plus grands albums des 70’s. Avec “From Lead to Gold”, Staretz évoque tour à tour, et sans jamais rien perdre de son identité, les premières heures de Bruce Springsteen, Van Morrison, les Rolling Stones, Lou Reed ou Mink DeVille. Mais que l’on ne s’y trompe pas, Staretz n’est d’aucun mouvement revival, “From Lead to Gold” n’est en rien une relecture du passé, il s’affirme comme son prolongement et réussit ce petit miracle de nous faire croire que rien n’est jamais fini.

 

 

THE JONES

Qu’est ce que le rock’n’roll si ce n’est une tradition prenant ses lointaines racines dans le blues du Delta et se perpétuant depuis au travers d’une kyrielle d’artistes plus ou moins maudits s’évertuant à réinventer inlassablement des hits adolescents autour des mêmes lignes d’accords mythiques ?
The Jones se place en digne garant d’une haute lignée remontant à Robert Johnson et s’étalant à travers le siècle dernier des Stones aux Pretty Things en passant par les Flamin’ Groovies et autres T.Rex.
The Jones prônent le classicisme dans son élégance la plus épurée. Et, à la manière d’artisans consciencieux sûrs de leur savoir faire, nous plongent, au travers d’une pléiade de compositions originales ornementées de savants arrangements de cuivres et de cordes, dans le spectre large de leur univer musical.
Revisitant avec finesse quelques standards millesimés, il nous offre avec délice, un pamphlet d’une résonnance actuelle contre le temps qui passe…

 
THE JONES « First Shot » (CD / LP 10 titres)
Mortel Records/Closer Records 2015.

 

 
Possibilité de réserver au resto à partir de 19:00
Possibilité de grignotage au bar

Partager